Toulouse et Clermont ça passe, Biarritz ça casse
23 janvier 2012 à 16:33
Rugby - Avant la sixième et dernière journée de coupe d’Europe, seuls trois clubs français pouvaient encore espérer se qualifier pour les quarts de finale de la compétition. Les Toulousains se déplaçaient à Gloucester, les Clermontois recevaient les Irlandais de l’Ulster et les Biarrots les Gallois d’Ospreys.
Le Stade toulousain, en déplacement à Gloucester qui n’avait plus rien à jouer, devait pour se qualifier et espérer recevoir à domicile un hypothétique quart remporter la rencontre. En cas de défaite, les Toulousains pouvaient encore croire en la qualification si, dans le même temps, les Anglais des Harlequins ne l’emportaient pas chez les Irlandais du Connacht.
Toulouse s’est fait peur
Gloucester a attaqué la rencontre en inscrivant un essai suite à une erreur de Matanavou dans son embut. Toulouse a réagi admirablement en infligeant un 17-0 aux Anglais en douze minutes. Les Toulousains semblaient bien maîtriser les débats. Mais les Anglais les ont surpris une nouvelle fois à la 27e minute. A la mi-temps, le Stade toulousain ne menait donc que de trois points.
Ce sont les Anglais qui ont abordé le second acte avec le plus de détermination. A la 57e minute, ils menaient 24-17. Les Toulousains ont réussi à égaliser à la 64e avec un nouvel essai de Matanavou. La détermination anglaise a été plus forte et les joueurs de la ville Rose n’ont ensuite rien pu faire face aux déferlantes rouges et blanches. A l’arrivée, Gloucester s’impose 34-24.
Il fallait du coup un miracle aux Toulousains pour se qualifier. Et ce miracle a eu lieu! En effet, les Irlandais du Connacht ont remporté la rencontre face aux Harlequins (9-8) pour leur première victoire en coupe d’Europe. Le stade Toulousain se qualifie donc in extremis pour les quarts de finale. Il se déplacera en Ecosse pour y affronter Edimbourg sur la pelouse mythique de Murrayfield.
Clermont a fait le boulot
Les Clermontois recevaient la province irlandaise de l’Ulster, déjà qualifiée avant ce match. Si l’ASM s’imposait, elle se qualifiait pour le tour suivant. La partie entre ces deux prétendants au titre a été d’une rare intensité et tous les points ont été marqués par les buteurs – Parra pour Clermont et Pienaar pour l’Ulster. A ce petit jeu, les Irlandais ont pris l’avantage à la 56e minute (9-12). Mais l’ASM a su réagir.
A la 62e minute, le talonneur remplaçant Ti’i Paulo a marqué un essai en force dont seuls les avants ont le secret. A ce moment là du match, les Clermontois étaient qualifiés. Le score n’a guère évolué. Seuls Pienaar et Parra ont passé une pénalité chacun. L’ASM Clermont Auvergne a donc remporté la rencontre (19-15), terminant première de sa poule, et se qualifie pour les quarts de finale où il devra se déplacer sur le terrain des Saracens de Londres.
Biarritz pas de miracle
Le Biarritz Olympique recevait de son côté les Gallois d’Ospreys. Pour se qualifier, il fallait que les Biarrots remportent ce match avec le bonus offensif et que dans le même temps les Saracens perdent chez les Italiens de Trévise sans bonus défensif. Si les Saracens prenaient ne serait-ce qu’ un point, Biarritz ne pouvait plus terminer premier de sa poule. Mais l’espoir de se qualifier restait présent car avec une victoire bonifiée, les Biarrots pouvaient être dans les deux meilleurs seconds.
Le match a été à sens unique, les Biarrots dominant les Gallois dans tous les secteurs de jeu. Au final, Biarritz a écrasé Ospreys 36 à 5 avec cinq essais à la clef. Malheureusement pour les Biarrots, le miracle n’a pas eu lieu. Les Saracens se sont imposés sur la pelouse de Trévise (20-26), Edinbourgh l’a emporté face aux Londons Irish ( 34-1) et Cardiff a difficilement battu le Racing Métro ( 36-30), privant ainsi le Biarritz Olympique du repêchage prévu pour les deux meilleurs seconds de la phase de poule. Petit lot de consolation pour les Biarrots, ils sont reversés en quart de finale du Challenge Européen.
Il ne reste donc plus que Toulouse et Clermont pour représenter la France dans cette coupe d’Europe. L’an passé, ils étaient quatre représentants tricolores au même stade de la compétition. On peut constater que l’ année suivant la coupe du monde est toujours plus difficile à gérer pour les clubs français qui ont plus de matches à disputer que les clubs anglais, écossais, irlandais ou gallois.
Paul Boudou
Photo: Clermont-Ulster via Flickr
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